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[TAG] Le tag détente du lundi

Voici un nouveau tag que l’on commence aujourd’hui. Je serais normalement rejointe par Nemith (comme toujours je vous invite à surveiller son blog: Nemith se livre).

Le principe de ce tag détente? Partager avec vous des phrases qui nous ont plu ou déplu dans notre lecture en cours, au goût de chacun. Pour ma part, aujourd’hui se sera une phrase que j’ai adoré et une que je n’ai pas vraiment aimé.
Le choix n’a pas été simple… En effet pas mal de phrases ont retenu mon attention dans ce livre (Réglez lui son compte – San Antonio de Frédéric Dard pour ceux qui n’avait pas vu le petit widget sur le côté). Vous en saurez plus dans mon avis quand il sera écrit mais revenons au thème d’aujourd’hui.

Commençons par le positif.
J’ai choisi cette phrase car elle illustre bien l’utilisation de l’argot et autre style dans ce roman. Elle est assez longue, mais pour ma part, elle m’a tiré quelques rires lors de ma lecture. Bien sur, le style étant très particulier, ça ne ferait peut être pas rire tout le monde, mais ça a marché pour moi donc pourquoi ne pas partager ça avec vous?
Ce passage se situe au début du livre (dans le début du chapitre 3 pour être exacte).
Le contexte: San Antonio est à son hôtel et commande une bouteille de cognac au garçon d’étage (je vous passerais le laïus sur l’alcool et les recommandations d’usage, je me doute que vous les connaissez déjà). Le garçon d’étage arrive mais malheureusement l’alcool n’est pas au goût du commissaire.
La phrase:

Ce bovidé m’apporte une mixture qui tient du vernis à ongles et de la lotion capillaire; je le rappelle et je lui explique posément qu’il devrait courir chez l’oculiste du coin, parce que sa vue doit être chancelante s’il a cru qu’avec la tête que je trimbale sur mes épaules j’accepterai sa bouteille de truc à zigouiller le doryphore pour du cognac.
Réglez lui son compte – San Antonio – Frédéric Dard

J’aime beaucoup la juxtaposition de l’argot (si cher à Frédéric Dard) à un langage un peu plus recherché. Les comparaisons sont aussi nombreuses dans ce roman (certaines plus amusantes que d’autres). Je ne veux pas trop développer mon avis ici, pour cela il vous faudra attendre ma chronique sur le roman mais cette phrase est une bonne illustration de l’humour présent dans le roman.

Et maintenant le négatif…
Ce n’est rien de très méchant, plus quelque chose qui m’a un peu déplu dans ce roman. Ca n’a pas pour autant gâché ma lecture mais pour moi ça n’apportait pas grand chose non plus.

Le contexte: Nous sommes maintenant dans la deuxième partie du roman (car oui il est composé de deux parties – tout du moins dans l’édition que j’ai, éditions Fleuve Noir de 1981). Le commissaire est en Italie et rencontre le chef italien de la surveillance du territoire.
La phrase:

Oun hommé va vénir, déclare-t-il, c’est notre plous importanté indicator.
Réglez lui son compte – San Antonio – Frédéric Dard

Ce n’est pas la première phrase de la conversation mais c’est une phrase qui pour moi illustre bien ce que je reproche à cette partie. Comme vous pouvez vous en douter, ici on se sert de l’orthographe pour essayer de placer l’accent italien… Pour ma part, ça m’a plus dérangé qu’autre chose… J’ai eu plus l’impression d’un mauvais doublage que d’une immersion… il y a même des fois où j’ai dû « déchiffrer », cet orthographe rendant la lecture un peu plus confuse. Et puis ça n’apportait vraiment pas grand chose pour moi.

Et voici la fin de ce tag, que je pense placer tous les lundi, vous aurez peut être plusieurs phrases pour un livre, cela dépendra de mon rythme de lecture. Cependant, si ma lecture devait durer assez longtemps, je ne ferais peut être pas 3 ou 4 fois le tag, je me contenterais peut être de 2 fois maximum par livre.
Si tout vas bien, vous trouverez demain sur ce blog mon avis complet sur ce livre.

Bonne lecture à tous !

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