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Skully Fourbery T1 – Derek Landy

 

 

 

Résumé:

« Maintenant qu’il n’avait plus ses lunettes noires et que son écharpe était défaite, on voyait qu’il n’avait ni chair, ni peau, ni yeux. Il n’avait pas de visage. Il n’avait qu’une tête de mort. »

Faites la connaissance de Skully Fourbery: détective sarcastique, magicien puissant et champion des coups fourrés. Ah ! et puis c’est un squelette.

 

 

 

 

Ce livre fait partie de mes achats de cet été. J’ai eu la chance de le trouver chez Emmaüs pour 1€ en très bon état pour ce prix. J’en avais entendu parler en voyant le tome 4 dans une vidéo que lisez vous de Nathan (Le cahier de lecture de Nathan) et j’avais été très intriguée par la série. Le voyant d’occasion à si bas prix, je n’ai pas résisté… Et je ne le regrette pas du tout ! Pour 1€ ça valait largement le coup !

Tout d’abord, le visuel: J’ai vraiment aimé la couverture. Il y a un effet de relief sur le squelette, les personnages en dessous et le titre. De plus, autre petite chose que j’ai bien aimé: même si le papier est de couleur relativement classique (un genre de beige léger) les tranches du livre sont orange. Apparemment c’est quelque chose que l’on retrouve tout au long de la série. Chaque tome a une couleur différente et on retrouve cette couleur sur la tranche des pages. Cela n’est que purement décoratif mais je trouve que c’est un petit plus intéressant.

Pour l’histoire en elle même, sans être un copié collé, cette histoire m’a souvent rappelé Harry Potter. On retrouve un monde de magie avec les forces du bien et du mal, le monde normal et le monde de la magie… Ayant vraiment aimé la saga des Harry Potter, cela ne m’a pas du tout dérangé. De plus Skully Fourbery est assez différent du monde de Poudlard pour ne pas désintéresser le lecteur. J’y ai retrouvé ce que j’avais tant aimé dans la série de J K Rowling: des personnages attachants, de la magie, de l’action, des aventures et une bonne dose d’humour.

Vous l’avez sans doute déjà compris ce livre a été pour moi un vrai coup de coeur. Mon rythme de lecture en ce moment est assez lent donc autant dire qu’avoir lu ce livre en moins d’une semaine montre à quel point l’histoire m’a passionné (je ne peux lire que le soir donc je ne peut pas malheureusement lire plusieurs livres en une semaine).
J’ai vraiment adoré le concept du détective squelette. Sans tout nous dévoiler dans ce premier tome, on en apprend assez pour s’attacher à ce personnage. Dans l’ensemble, les personnages sont aussi attachants. Je n’ai pas vraiment trouvé cet effet « trop gentil » qu’on trouve chez certains héros. Je trouve qu’ici c’est assez bien dosé. Même Stéphanie qui est assez jeune n’est pas pour autant une héroïne trop naïve ni stupide. Elle l’est juste assez pour son âge sans tomber dans l’excès.

Si j’avais un petit regret se serait de ne pas en savoir plus sur le monde de la magie, mais en même temps, comme c’est un premier tome, je trouve que c’est très bien vu de la part de l’auteur. Pour ma part, ça n’a que renforcé mon envie de lire la suite.
Pour ceux qui ont aimé Harry Potter, je vous conseille d’essayer de lire ce premier tome. Il devrait vous plaire. Pour ma part, je lirais sans aucun doute la suite, je ne sais pas encore quand mais je compte bien la lire un jour !
Ce livre est un énorme coup de coeur et je le recommande à tous jeunes (le public visé à la base) comme adultes.

Ma note: 5/5 + Coup de coeur

Réglez lui son compte – San Antonio 1 – Frédéric Dard

Quatrième de couverture:

ATTENTION

Pour les amateurs de San-Antonio, ce livre constitue un événement. En effet, il s’agit du PREMIER SAN-ANTONIO publié par un petit éditeur lyonnais en 1949 et jamais réédité depuis. C’est par ces pages qu’a commencé la plus étonnante épopée littéraire de l’après-guerre. La première édition s’est vendue à 500 exemplaires. Aujourd’hui un San-Antonio tire à 600 000! Voici donc les premiers pas de ce héros, dont un psychiatre a dit récemment qu’il était « la santé de la France ».

 

Oui je sais ce n’est pas vraiment un résumé de l’histoire, mais c’est tout ce qu’il y avait sur la couverture ! J’étais décidée à l’acheter même sans lire le résumé. Je vais rapidement vous expliquer pourquoi. J’habite à Saint Chef (en Dauphiné si on voulait mettre le nom complet) et Frédéric Dard né à Jallieu (maintenant devenu Bourgoin-Jallieu) y a passé une partie de son enfance. Il y est même enterré. De plus toute une partie de la Maison du Patrimoine (et aussi petite bibliothèque) est réservée à une exposition sur Frédéric Dard et ses oeuvres (on peut même y voir sa machine à écrire). Donc autant dire que ne pas chercher un minimum à lire les San Antonio quand on habite à St Chef, c’est un peu dommage. D’ailleurs, il y a eu par le passé (et peut être toujours j’avoue ne pas m’intéresser à 100% aux activités du village) des animations sous forme d’enquête de San Antonio avec des gens en costumes jouant les principaux personnages de la série. Tout cela pour vous dire qu’en bonne St Cheffoise, j’ai décidé de me procurer (et de lire) la série complète des 175 tomes écrit par Frédéric Dard. En effet, ceux écrit par son fils après sa mort son apparemment moins intéressant…

Cette petite introduction passée voici mon avis:

Je venais de sortir d’une longue période difficile en finissant La trace des rêves de Jean Pierre Andrevon (vous pouvez d’ailleurs retrouver mon avis sur ce livre ICI) et j’avais envie d’une lecture détente. En effet, j’avais mis pas mal de temps à finir mon livre par manque de réelle motivation pour la lecture. Je voulais donc lire quelque chose de pas trop long ni trop compliqué pour me remettre petit à petit dans le bain. Et ce livre est parfait pour cela !

Ce livre est loin d’être mauvais mais soyons honnête on est plus proche du roman de gare que de la grande littérature classique. On se retrouve ici devant un livre d’action, une sorte de mélange entre un roman policier et un roman d’espionnage. Le style d’écriture s’accorde parfaitement avec ce genre et avec son personnage principal. Oui San Antonio parle très souvent en argot, mais je dois avouer que je ne l’aurait pas imaginé parlant comme le Petit Larousse Illustré…
L’argot est aussi quelque chose qui m’a plu dans ce livre. Ce livre a été publié pour la première fois en 1949 donc ne vous attendez pas à de l’argot moderne. Mais c’est ce qui fait son charme. On redécouvre un argot partiellement oublié, bien plus savoureux que le langage de maintenant.

L’histoire en elle même est coupée en deux partie, et à vrai dire, chaque partie pourrait être un roman à elle seule. L’action est présente dans chacune de ces parties. On suit d’abord San Antonio dans une première mission en France puis dans une deuxième en Italie. On retrouve de bons éléments dignes des films de gangsters: le gang des méchants, des cadavres à la pelle, des enlèvements… L’histoire m’a fait un peu penser au film « Les Tontons flingueurs ». Les deux sont assez savoureux même si le film gagne quand même pour moi. Certes vous me direz que ce film n’est pas tiré d’un San Antonio, mais il est facile de faire le parallèle niveau action, et même un peu niveau humour. Pour ceux et celles qui en douterait, je vous invite à lire le livre et voir (ou revoir) le film.

Même si ce livre a été un vrai moment de détente que j’ai vraiment apprécié, quelques petites choses m’ont en partie dérangé et c’est ce qui fait perdre la plus haute note et la notion de coup de coeur à ce livre. San Antonio utilise très souvent des comparaisons: certaines sont assez drôles mais d’autres n’apporte pas forcément grand chose. Il parie aussi souvent, il vous proposera donc tout au long de la lecture de parier des choses plus farfelues les unes que les autres. Encore une fois cela n’apporte pas grand chose à l’histoire même si certaines peuvent nous tirer un sourire ou même un petit éclat de rire par ci par là. Enfin, dans la deuxième partie, le chef italien de la surveillance du territoire s’exprime toujours avec l’accent et malheureusement, dans l’écriture, cela n’est pas très agréable. En effet, comme vous pouvez le voir dans mon article d’hier (Tag détente) cet accent est marqué par une certaine utilisation de l’orthographe qui n’est pas des plus judicieuse. Non seulement c’est un peu cliché, mais parfois cela m’a même dérangé dans ma lecture.

 

Ceci dit, ce livre a rempli son rôle de lecture détente et j’ai quand même bien apprécié l’histoire et les personnages.
Ma note: 4/5

La trace des rêves – Jean Pierre Andrevon

Me voici de retour avec la chronique d’un livre que j’avais commencé il y a un bon moment. J’ai pas mal traîné à le lire, pas par manque d’intérêt pour le livre mais parce que j’ai eu une période pendant laquelle je n’avais aucune envie de lire. Je hais quand ça m’arrive, surtout quand je suis au milieu d’un livre super comme c’était le cas ici. Mais cette période noire est finie et voici mon avis:

Je dois avouer qu’écrire un avis sur ce livre s’avère être très difficile… Encore une fois pas par manque d’intérêt parce que ce livre est un vrai coup de coeur, mais plutôt parce qu’il m’est très difficile d’en parler sans dévoiler des éléments de l’histoire.
Ce livre est assez déroutant, on est par moment perturbé par l’histoire, mais quand on la laisse nous emporter, on découvre non seulement une histoire passionnante, mais aussi une facette presque philosophique du livre. Il nous amène à réfléchir à différentes choses. Encore une fois, impossible pour moi de vous en dire beaucoup plus…

Plus qu’un livre d’anticipation ou de science fiction, ce livre est un vrai roman d’aventure.
Se serait même presque une vraie épopée. On se prend vite au jeu de suivre l’avancée des personnages, aussi bien l’avancée de leur aventure que leur avancée personnelle. L’univers est assez prenant si l’on prend le temps de s’y plonger, d’y réfléchir et de vraiment l’imaginer.

Arrivée vers la fin (15 pages avant la fin) je m’inquiétais… De nombreuses questions me venaient en tête et j’avais peur de ne pas trouver de réponse, jugeant que 15 pages, c’était très court pour répondre à toutes mes interrogations. Et pourtant, en refermant ce livre, même si j’aurais aimer lire une suite, mes questions ont presque toutes trouvé une réponse. Et celles qui restent sans réponse ne sont là que pour stimuler notre imagination.

Ce livre n’est pas à conseiller à tout le monde. Il contient quelques scènes explicites plus qu’érotiques et aussi quelques scènes assez violentes. Mais au final, n’y en a t il pas dans la majorité des romans/films d’aventure?

J’aimerais pouvoir vous en dire plus, vous parler en détail de l’univers et des personnages, mais alors je serais obligée de vous dévoiler une bonne partie de l’intrigue…
Je ne peux faire qu’une chose, vous encourager à le lire. Même si le début peut vous sembler déroutant, n’abandonnez pas. Ce livre est pour moi un vrai coup de coeur !

Ma note: 5/5 + Coup de coeur

Partenariat Masse Critique de Babelio: L’ami du roi – Rose Tremain

Tout d’abord, désolée pour le manque d’articles ces derniers temps, ayant été occupée par différentes choses (cours, boulot, exams…) je ne trouvais pas de temps pour pouvoir poster des critiques que je voulais prendre le temps d’écrire.

Me voici de retour avec la critique du livre que j’ai reçu grâce au partenariat Masse Critique de Babelio:

L’ami du roi de Rose Tremain: 

9782709642644-T

J’ai reçu ce livre grâce à Masse critique, lors de la sélection des livres, le résumé de celui ci m’avait assez intrigué pour le mettre dans ma liste.
J’ai vraiment aimé ce livre, et il s’en est fallu de peu pour qu’il devienne un coup de coeur. J’ai aimé le mélange des genres qu’il présente. Il y a une bonne partie romanesque, partagée entre les différentes relations entre les personnages, mais aussi les relations des personnages avec leur environnement. En effet, que ce soit l’environnement vivant ou non, on sent l’attachement des personnages tout au long du livre. On prend plaisir à suivre les déplacements de Mérivel, se surprenant parfois à s’imaginer à ses côtés dans les coches…
Ce livre nous place dans une époque lointaine, qui nous est ici comptée entre fascination du faste de la royauté et sa lente descente aux enfers.
Ce contexte permet à l’auteur de nous faire découvrir (ou redécouvrir peut être pour certains) des pratiques de l’époque. J’ai souvent interrompu ma lecture pour me renseigner en cherchant sur le net des compléments d’information: sur les soins par ventouses, le laudanum et sa composition, la bassette… Même si souvent je n’aime pas avoir à rechercher le sens ou l’explication d’un mot, j’ai ici pris plaisir à découvrir de nouvelles choses.
Pour ce qui est des personnages, je les ai globalement trouvé attachant. J’ai bien sur eu mes préférences et au contraire certains personnages m’ont déplus tout au long du livre. Je pense qu’il n’y a pas de bon côté… Chacun peut choisir son « camp » sans que pour autant l’un ou l’autre ne soit vraiment condamnable. En effet, chaque situation est amenée avec un minimum de contexte, d’éléments permettant de trouver un sens à l’action des personnages. J’ai d’ailleurs à certains moments au cours du livre changé d’avis sur un personnage grâce à une certaine situation qui me le montre sous un autre jour.
Cependant, ce qui m’a vraiment déçu, c’est qu’une partie des personnages est comme abandonnée vers la fin du livre. Et cela va de paire avec la perte de Mérivel lui même. A un certain point, le livre bascule, et on sent bien qu’une fois arrivé à ce moment, rien ne sera plus pareil dans cette lecture. Cela nous permet d’être tenu en haleine.

J’ai aussi aimé les mélanges de langages. On ne ressent pas de décalage entre la « position sociale » des personnages et leur façon de s’exprimer comme cela peut être le cas dans d’autres livres. De plus, le vocabulaire est manié de façon très habile en passant d’un registre plutôt doux et romantique à un langage plus cru et imagé au moment propice. Sans pour autant être choquant (surtout compte tenu de ce à quoi la société de maintenant à libre accès) certains passages sont assez « coquins » mais cela ne m’a pas dérangé. Cela n’a pas pour autant discrédité l’histoire centrale.
Au final si la fin n’avait pas entaché ma lecture d’un certain regret – je dois cependant dire que cette fin est très bien écrite, elle n’est seulement pas la fin à laquelle je m’attendais et que l’abandon des personnages, bien que s’accordant tout à fait avec le contexte de l’histoire, m’a peiné – ce livre est un très bon roman que j’ai vraiment pris plaisir à lire et je remercie Babelio et l’éditeur de m’avoir donné la possibilité de le découvrir grâce à Masse Critique.

Ma note: 4.5/5

Tattoo – Jennifer Lynn Barnes

Voici un avis que j’aurais du écrire il y a un moment mais avec mes exams qui approchent, pas vraiment facile de trouver le bon moment pour s’y mettre…

En tout cas ce n’est pas par manque d’intérêt car ce livre a été un vrai coup de coeur !
Tout d’abord choisi au hasard (en jugeant sa couverture) à la biblio, j’ai vraiment été surprise par l’histoire. En lisant le résumé, je me demandais ce que pourrais me réserver cette histoire de tatouage éphémère… Je craignais l’histoire trop facile, ou alors un peu creuse. Eh bien j’ai été vraiment surprise !

Certes ce n’est pas de la grande littérature, mais à la base c’est un livre pour ado. On y retrouve donc des perso adolescents, à l’approche du bal du lycée. Les personnages sont assez attachants. Même celles qui pourraient nous énerver font preuve d’un certain humour qui nous fait finalement oublier leurs attitudes de petites filles gâtées.
L’histoire commence vraiment lors d’une balade au centre commercial. Et une simple planche de tatouages temporaires vont changer leurs vies.

J’ai vraiment aimé l’atmosphère de ce livre. L’auteur n’hésite pas à mélanger une histoire qui pourrait paraître banal avec ces personnages au départ sans profondeur avec des inspirations tirées de diverses mythologies.

C’est justement le point de fraîcheur de ce livre. On parle de mythologie, de langues anciennes… Tout d’un coup, de simples lycéennes américaines se passionnent pour ces sujets plutôt décalés.
Au fur et à mesure de l’histoire, on voit les personnages grandir, évoluer… On les voit limite entrer dans le mode des adultes.
Ce livre est assez bien équilibré. Il contient des passages très drôles mais aussi d’autres plus touchant, même tristes.
Pour un livre pour ado, il est assez passionnant et bien écrit pour avoir réussi à me captiver. Non seulement le concept est original mais il est bien amené. L’auteur a su étoffer son histoire d’un contenu riche. Juste assez diversifié pour garder l’intérêt du lecteur sans pour autant l’endormir avec des informations trop spécialisées.
De plus le parallèle entre l’univers principal et le secondaire ouvert par ces fameux tatouages est très bien fait.
On se passionne pour cet effet de liaison entre les univers. Sans pour autant être son clone on retrouve un peu l’effet donné dans Harry Potter où le monde des magiciens influence le monde des « moldus » et inversement. Ici, chaque action a des répercutions. C’est bien amené, les descriptions nous permettent d’imaginer le monde parallèle et de lui donner un certain esthétisme.

Seul bémol: je pense que l’histoire aurait pu être encore plus développée, on finit le livre un peu à regret. Mais comme toujours, un bon livre est toujours trop court.

Un conseil, ne jugez pas ce livre trop vite. Donnez lui une chance, et j’espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que moi.

Ma note: 5/5

Crossfire T1 Dévoile-moi – Sylvia Day

J’ai commencé à le lire avant de lire 50 nuances de Grey. J’ai ensuite continué de le lire un peu avant de le laisser de côté le temps de lire 50 shades.

Je peux dire que j’ai vu une grande différence entre les deux. Certes, le type de livre est à peu près le même, le sexe est bien présent, pas caché… Mais il n’y a pas photo, j’ai vraiment apprécié Dévoile-moi ce qui n’a pas été le cas avec 50 shades (bien que pour ce qui est de l’humour, il m’a fait bien rire…).

Tout d’abord, les personnages sont plus « vivants »: on en sait plus sur eux que ce qu’on sait des personnages de la saga d’EL James. On peut plus facilement entrer dans leur univers.
Même si parfois celui ci nous met mal à l’aise, il est bien présent, avec ses notes sombres, mais aussi ses lueurs d’espoir. On voit évoluer Eva et Gideon ensemble, on les voit se livrer petit à petit l’un à l’autre. Contrairement à 50 shades, on arrive vraiment à voir une relation amoureuse dans le livre. Certes elle est compliquée, torturée, mais elle est bien présente. Ce livre n’est pas qu’un empilement de scènes pornographiques. Sur ce point là, c’est quand même plus intéressant.

Ensuite, l’ « action » est mieux écrite. Certes on retrouve quand même Gérard Majax lors d’une scène où encore une fois, le préservatif se matérialise et se dématérialise sans qu’on s’en rende vraiment compte sur le coup mais cela reste quand même plus plaisant à lire.
Ici on ne s’encombrera pas de «  » plus énervant qu’autre chose (je n’ai jamais compris pourquoi EL James semblait avoir honte de désigner le sexe féminin par un nom moins « générique » surtout quand la vulgarité pour le reste ne la gênait apparemment pas…), oui ici vous verrez des nom tels que vagin, vulve… Mais après tout, n’est ce pas comme ça que ça s’appelle?
Le vocabulaire qu’on pourrait qualifier de vulgaire est utilisé ici à bon escient: il n’est utilisé que dans les scènes qui se veulent être brutales, rapides, dénuées d’une certaine sensualité. Lors des scènes plus « romantiques » on retrouve un vocabulaire plus nuancé. C’est assez plaisant. Après tout, la vie sentimentale n’est pas qu’un film porno…

En plus d’être bien développés, les personnages sont touchants. Même si Gideon parait relativement fort, il nous dévoile ses faiblesses petit à petit. J’ai été un peu « frustrée » de ne pas en savoir plus sur ce passé dans ce premier tome, mais cela ne fait que rajouter de l’intérêt à la lecture de la suite de la trilogie. On pourrait se poser des questions sur le choix de protagonistes ayant chacun une histoire aussi douloureuse l’un que l’autre à porter. Mais cela appuie la « thèse » de l’amour que l’on doit construire petit à petit, en apprenant à être diplomate, à prendre son temps…

Bref pour tout cela j’ai aimé cette lecture.

Cependant, quelque chose me « gêne » un peu…
J’ai par le passé lu et écris des fanfictions… donc ce genre de livre ne devrait pas me gêner… Mais, je ne sais pas si cela vient du fait que j’ai lu/écris en anglais et que les scènes de sexe en anglais paraissent moins « crues » que ces même scènes en français, mais je ne suis pas aussi « à l’aise » quand je lis ce genre de livre que quand je lis des fanfictions…
Allez savoir pourquoi…

Ma note: 4.5/5

Cinquante nuances de Grey – E L James

Bon…
Y’en a des choses à dire, mais elles ne vont pas forcément être bonnes…

Tout d’abord forcément vu le livre, si vous avez des oreilles chastes, passez votre chemin..

Ne m’en voulez pas mais je ne peux pas être « gentille » avec ce livre. Je ne comprends vraiment pas le buzz qu’il a créé. Je le trouve mal écrit, absolument pas érotique, parfois plus vulgaire et glauque qu’un film porno… E L James essaie de le vendre comme une « histoire d’amour »?? Il faudrait qu’on me montre où est l’amour là dedans…

Pour résumer, j’ai lu ou entendu deux phrases ces jours ci qui résument bien ce que je pense de ce livre:
Pour l’action: « On s’en**** ou on fait du ski? Personnellement je vois pas de neige… » Cette phrase est à peu près aussi délicate que les scènes « d’action » de ce livre. Je développerais plus loin…
Pour les personnages plus insupportables les uns que les autres: « Je vais faire de la farine avec ta gu**** tellement je vais t’avoiner la tronche ! » Pareil, développement plus loin.

Tout d’abord, j’ai lu ce livre avec Norah, dans l’optique d’en faire une Lecture Commune. Depuis le temps qu’on en entend parler, elle s’y était mise et ses commentaires m’ont fait sauter le pas… Et ça n’a pas été facile !

Le livre en lui même se lit rapidement (c’est l’un des livres que j’ai fini le plus rapidement ces derniers temps…), car oui ce n’est clairement pas de la grande littérature. Je savais qu’à la base, il ne s’agissait que d’une fanfiction basée sur Twilight, réécrite pour pouvoir être publiée sous couvert d’être un « roman d’amour » vite reclassé en « roman érotique » par les grandes enseignes…
J’ai moi même écris et lu des fanfictions. Sans pour autant croire que je suis un grand écrivain, je pense avoir clairement par le passé écrit nettement mieux que ce que je viens de lire. J’avoue me demander pourquoi moi aussi je n’essairais pas de me faire publier  EL James a fait un malheur avec ce livre… Il est sans doute lu par les mêmes femmes qui crient au scandale et à la perversion quand on parle de films pornographiques… Je suis désolée, mais pour moi le parallèle est rapide. Certes ces films ne sont pas forcément bien joués, mais au final, ce livre ne me parait pas forcément bien écrit non plus… De plus, certains films sont quand même moins barbares que ce livre… (ne faites pas les innocentes, tout le monde a au moins vu un porno dans sa vie…). 

Premièrement le vocabulaire:
Certes on nous sert souvent le gros cliché des films pornographiques rabaissant la femme à coup d’insultes et de « tu aimes ça hein? ». Mais en quoi ce livre est il plus délicat? Est il délicat de définir l’acte par des verbes tels que: pilonner, pistonner, baiser… ?
Les passages à l’acte sont parfois sordides (on passera rapidement sur la scène de l’hôtel de Savannah assez ignoble), paraissent ne durer que quelques secondes (Mr Grey aurait il des problèmes d’éjaculation précoce?) ou alors relèvent tout bonnement d’une collaboration entre Gérard Majax et Marc Dorcel (oui hein, un mec qui jouit en elle alors qu’il a un préservatif, quel tour de magie…)
De plus, l’empilement à outrance des scènes amène une grande lassitude. Certes on sait que l’on lit ce livre pour cela, mais au point de par moment en oublier le pseudo scénario qui essaie d’enrober tout cela dans du papier de soie, c’est trop. De plus, rares sont les hommes capables de lever les couleurs aussi rapidement d’affilée… On veut bien que Mr Grey soit un homme unique et merveilleux (quoi qu’aussi psychopathe et manipulateur à ses heures perdues – et elles sont nombreuses) mais il faut rester dans les limites du crédible quand même.

Ensuite les personnages:
Entre Anastasia, Christian et Kate, j’ai souvent été tentée de me taper la tête contre un mur…
Ana: Je ne comprends pas que cette fille puisse être si « bête »… Si un homme me proposait un tel contrat, déjà je n’hésiterais même pas à ne PAS le signer… mais en plus de ça, je lui aurais surement foutu une baffe et dénoncé aux flics… mais bon.
Après parlons de sa « déesse intérieure »… Elle peut bien danser la salsa, le merengue, tout ce qu’elle veut, lever les yeux, se planquer, faire la gueule, elle est juste insupportable ! Ana est elle schyzo ou est ce vraiment pour énerver tout le monde qu’elle existe? Je n’ai jamais vraiment vu l’utilité de cette « déesse »… A part peut être amener un côté très prétentieux à Ana… ?
Ensuite le un coup oui un coup non, ça va bien cinq minutes, mais quand tout le long ce n’est que ça, c’est lassant. Signe ou ne signe pas mais décide toi ! Mr n’a pas l’air de vouloir te donner le beurre, l’argent du beurre et le sourire du crémier donc prend une décision !
On a vraiment envie par moment de lui mettre des claques, au moins pour lui remettre les idées en place…

Kate: Alors celle là, si elle pouvait s’occuper de ses histoires au lieu de se mêler de celles des autres (et d’y foutre la pagaille par la même occasion)… Elle est un peu le reflet de ce que je n’aime pas (et heureusement dans la vie, je n’ai pas d’amies pareilles !): la fameuse amie qui dit être là pour notre bien mais qui prend plus un malin plaisir à vouloir tout savoir de notre vie plutôt que d’être vraiment là… En plus elle juge souvent sans connaître ou même comprendre les situations… Elle s’insurge quand elle trouve Ana en pleurs, mais ce n’est pas pour autant qu’elle agit vraiment… Enfin bon…

Christian: Que dire de Mr Grey… A part que c’est un véritable psychopathe, manipulateur à l’humour plus que moyen et absolument pas romantique.
A part le court moment de la fin où tout d’un coup (dans un moment d’extrême faiblesse) j’ai réussit à être attendrie par le personnage et le peu d’histoire personnelle qu’il dévoile, j’ai détesté ce personnage. Quand j’ai entendu parler de ce livre, j’ai cru qu’il serait question d’une histoire assez sensuelle. Je ne pouvais pas être plus loin de la vérité… Mr ne fait pas l’amour, il baise. Brutalement. Il n’aime pas le sexe « normal » qu’il appelle sexe « vanille » (pourquoi donc « vanille »? le sexe serait il une sorte de glace aux multiples parfums?). Non lui son truc, c’est  plutôt les câbles de serrage, le gros scotch (le plus épais possible bien sur) et divers objets bien connus du milieu Sado Masochiste…
De plus Mr est souvent partant (comprenez par là que Mr peut remettre le couvert très rapidement, si rapidement que ça en devient limite suspect.). Il prend son pied en contrôlant les autres, quitte à leur faire mal… ou non.
Car oui Mr veut faire mal à Ana, mais finalement non, elle n’aura pas mal, car le mal vient de la peur et la peur, c’est dans la tête (merci pour ce moment intense de philosophie de bazard).
Au final, on se demande ce que fout encore Ana à ces côtés. Certes Mr est peut être beau (et encore personnellement ce n’est pas mon style), riche (c’est peut être ça la clé de son succès) et important, il n’en reste pas moins un personnage qui parait tout droit sorti d’un asile de haute sécurité…

Comme vous l’avez sans doute compris je n’ai pas aimé ce livre. Non. Ce n’est juste pas bon. Les personnages ne sont pas vraiment profonds (quoi qu’on peut se poser des question sur Ana vu les traitements qu’elle a pu subir dans ce premier livre…), on connait très peu de chose sur leur histoire, bien trop peu pour pouvoir voir ce livre comme une simple histoire d’amour.
Le scénario se perd tellement dans l’empilement de scènes qu’on se demande vraiment s’il y’en avait un à la base.
En quoi est il vraiment différent d’un porno dans lequel le scénario de base d’un plombier venant effectuer une réparation chez une charmante demoiselle est vite abandonné pour laisser place à un véritable moment de débauche? Je me le demande encore…

Je lirais la suite, au moins pour voir ce qu’Ana peut bien subir de nouveau après tout ça, et aussi voir si le style de EL James peut s’améliorer ou au contraire tomber dans les abysses…

Ma note: 1/5 (accordé pour l’illustration de couverture qui est encore ce que j’ai préféré dans ce livre et les quelques lignes de la fin qui ont plus d’intérêt que les dizaines de pages qu’on a subit pour en arriver là.)

Evernight T2 – Claudia Gray

Quatrième de couverture:

Quand on est immortel, l’amour aussi est éternel.

Sans nouvelles de Lucas depuis six mois, Bianca ne désespère pas. Un jour ils seront de nouveau ensemble, même si elle doit pour cela affronter ses pires ennemis: les tueurs de vampires de la Croix Noire.

Mais une menace surgit à Evernight Academy: des forces obscures, puissantes et anciennes, cachent un terrible secret susceptible de bouleverser la vie de Bianca.

A moins que le danger ne réside ailleurs. Au sein même de la communauté des vampires… Plus que jamais, il faudra à Bianca du sang froid et de la détermination pour démêler le vrai du faux, les amis des ennemis.

Mon avis:

Après avoir lu le premier tome, même si ce n’était pas le meilleur livre que j’ai lu, j’avais envie de lire la suite. Et ça en valait la peine. Ce second tome est encore plus prenant que le premier. L’action y est plus présente. De plus, le monde des spectres côtoie le monde des vampires dans ce tome.

On retrouve bien sur les personnages principaux du premier tome: Bianca et Lucas, les vampires de l’Académie (Courtney, Ranulf et Balthazar), les parents de Bianca et Mme Bethany, Raquel et Vic.

Non seulement ces personnages sont plus développés que dans le premier mais de nouveaux personnages viennent s’ajouter.
De plus, le présence de spectre donne une nouvelle dimension à l’univers. On apprend pourquoi les spectres et les vampires ne s’aiment pas vraiment mais aussi quel est le lien entre leurs deux mondes. Je craignais au départ que les spectres ne soient pas vraiment présents, ou alors que leur présence serait mal exploitée, mais ce n’est pas le cas. Elle amène une certaine dynamique à l’histoire, elle permet aussi de découvrir de nouvelles facettes de certains personnages peu développés dans le premier tome.

Ce tome m’a aussi fait changer d’avis sur certains personnages. Certains personnages que je voyaient comme positifs dans le premier tome m’insupportent totalement dans celui ci. Je pense que c’est surtout parce que ce tome comble certaines lacunes du premier tome. On en apprend plus sur à peu près tous les personnages rencontrés dans le livre précédent. C’est assez agréable d’en savoir plus sur eux. Il y a d’ailleurs certains passages assez touchants où certains protagonistes racontent certains moments de leur vie.

Certains autres passages ne sont pas sans rappeler d’autres séries de Bit Lit comme le passage où Bianca se réchauffe une poche de sang au micro onde. Mais l’univers est assez particulier pour ne pas copier d’autre séries. Maintenant, je me pose la question de savoir ce que prévois la suite de la saga. Peut être des cross over avec d’autres univers fantastiques? En tout cas j’espère retrouver certains personnages comme Raquel, Vic et Balthazar.

Ce deuxième tome est une vraie belle surprise, cependant je me demande bien comment la série va continuer et si l’intérêt sera toujours le même. En tout cas, cela m’a donné envie de continuer de lire cette série.

Ma note: 4.5/5

Dr Jekyll and Mr Hyde – R. L. Stevenson

Voici le livre que j’ai du lire pour le mois de mars pour mon challenge binôme avec Norah.

Ce livre est un classique, comme Frankenstein et autres livres du même style. Je l’ai lu en version originale. Je préfère, il n’y a pas d’altération du texte, de mauvaise traduction ou d’interprétation du récit.

Tout le monde connait la base de l’histoire. C’est une histoire de dualité, un médecin aimé de ces amis qui se transforme en bête hideuse.

J’ai beaucoup apprécié ce livre. Connaissant l’histoire, je craignais que le récit y arrive trop vite et perde de son intérêt. Mais ce n’était pas le cas. Les personnages sont assez bien détaillés. Même si le contenu de l’histoire est limité, celle ci n’est jamais ennuyeuse. Certes, on est parfois frustré de ne pas arriver à la clef du mystère tout de suite, mais c’est aussi ça qui fait le charme de cette nouvelle. On suit les personnages, on les « regarde » chercher l’explication de ce mystère et on aimerait parfois leur crier la solution, mais c’est aussi ça qui permet à cette histoire de vivre. Les personnages se développent au fur et à mesure de l’histoire. Ceux qu’on pensaient simples et sans profondeurs nous apparaissent soudain sous une autre lumière.

Ce que j’ai aussi apprécié est que dans ce roman, même les domestiques ont leur places. Ils ne sont pas ignorés. Ils font partis du foyer et participent donc eux aussi à l’histoire.

Même si l’univers du roman est très sombre, il y a une certaine magie dans ce quartier, avec ces habitants si particulier … Peut être le charme de l’ancien temps, ou la manifestation de mon intérêt pour le royaume britannique… En peu de temps (cette histoire n’est après tout qu’une nouvelle) l’histoire sait se faire attendre, garder de son mystère se développer petit à petit. Vers la fin, la lecture des lettres de Lanyon et Jekyll permettent de révéler un côté plus profond limite psychologique de l’histoire. On y découvre la dualité, la bagarre de Jekyll avec sa deuxième personalité. La bataille pour garder le côté le plus positif de son être. On le voit conscient de la disparition de son humanité. Et même si on peut le rendre responsable de cette situation, on ne peut pas s’empêcher de penser qu’il n’avait peut être pas toutes les clés de son destin en main.

Le seul point noir qu’il pourrait y avoir est bien sur le langage. Dans cette collection de classiques en VO, le texte est pur. Certaines annotations nous permettent de comprendre certaines expressions liés à des points culturels mais le vocabulaire de base doit être apprivoisé.
Cela peut pourtant être un vrai plaisir pour ceux qui comme moi, apprécient de lire de la littérature anglaise.

 

Ma note: 4/5

Evernight T1 – Claudia Gray

Quatrième de couverture:
Et si Roméo et Juliette avaient été des vampires…
Depuis son arrivée à Evernight Academy, Bianca n’a qu’une envie: fuir. Dans cette école prestigieuse aux allures de manoir gothique, où les élèves sont tous parfaits et prétentieux, Bianca n’est pas à sa place. Pire, elle se sent en danger.
Un jour, elle rencontre Lucas. Lui non plus ne correspond pas aux critères d’Evernight. Il est différent, indépendant, et malgré ses airs provocants sa présence la rassure. Rapidement un lien indéfectible se tisse entre eux. Mais la menace persiste. Ici tout n’est qu’apparence et, un à un, des secrets se dévoilent. Lucas serait-il un vampire?

Mon avis:

Au départ, en lisant le résumé et en voyant l’illustration de la couverture, j’avais un peu peur de lire ce livre. Allait il être assez intéressant?
Eh bien finalement, sans être un de mes livres préférés, ce livre m’a réservé de bonnes surprises.

Au début, ce livre n’est pas sans rappeler l’univers de plusieurs séries:
– Le côté academy dans un vieux manoir fait penser à Harry Potter, encore plus quand on commence à voir les amitiés se nouer.
– Bien sur, le côté vampire dans un monde adolescent fait penser à Twilight. Cependant ce livre est loin de ressembler à cette saga. Encore une fois, aucun vampire qui brille au soleil. Même si ce livre est plus destiné au côté le plus jeune du public adolescent, l’histoire paraît parfois plus « mature » que celle de Twilight. La romance est moins présente, il y en a oui, mais pas à outrance. Ne vous attendez pas à de grandes déclarations, un mariage, ou même à une nuit enflammée, vous seriez déçu.
– La couverture nous amène à faire un parallèle avec Roméo et Juliette, et effectivement, sans vous dévoiler l’histoire, je peux vous dire qu’une fois le livre terminé, vous comprendrez que ce parallèle est justifié.

Pour ce qui est de l’histoire en elle même, même si elle est clairement destinée à un public jeune, elle ne manque pas de scènes d’action. Les personnages ne sont peut être pas aussi développés que dans des livres destinés à un public plus adulte, mais ils sont tout de même assez attachants ou détestables selon les cas.
Attendez vous à être déroutés, cette lecture vous réserve des surprises, par moment vous serez amenés à remettre en cause votre lecture, reprendre vos certitudes et vous laisser porter par une nouvelle vision de l’histoire.
Le manque de maturité est vraiment ce qui « gâche » un peu l’histoire. J’ai bien aimé ce livre, pourtant ce manque de maturité amène des personnages peu « profonds », leur personnalité aurait mérité d’être plus développée. Même principe pour l’intrigue. Ce livre n’étant qu’un premier tome, peut être que cette petite déception sera effacée quand je lirais la suite de l’histoire.

Au final, je vous conseille ce livre. Je ne pense pas que se sera le meilleur livre que vous puissiez lire, mais pour ses nombreux rebondissements et sa vision originale du monde vampirique, c’est un livre intéressant. Je pense que vous pourriez avoir une bonne surprise au final !

Ma note: 4/5

Les vampires de Chicago – Chloe Neill: Tome 1 Certaines mettent les dents

Quatrième de couverture de l’édition lue:

Ils m’ont tuée. Ils m’ont soignée. Ils m’ont changée.

LES VAMPIRES DE CHICAGO ont décidé de révéler leur existence et ont fait de moi l’une des leurs. Certes, ma vie d’étudiante n’était pas très excitante, mais elle me convenait. Maintenant je dois apprendre à maîtriser mes pouvoirs naissants sans pour autant jurer fidélité à Ethan Sullivan, le Maître de mon clan. D’accord, il m’a sauvé la vie, mais c’est quand même à cause de lui si je suis allergique au soleil ! S’il croit que je vais fondre sous prétexte qu’il a des siècles d’expérience en matière de séduction… J’ai plus urgent: un tueur a une dent contre moi.

Ca va saigner !

Mon avis:

C’est le premier livre de Bit-Lit que je lis depuis Twilight…
A l’époque de ma lecture, j’avais aimé Twilight et tout le foin autour du livre et des films, les vagues de « haine » lancées contre cette série me faisait limite cacher le fait que j’avais aimé la série et je craignais que la même chose se reproduise avec de nouvelles lectures de ce genre.
Mais quand Norah m’a conseillé de lire cette série, j’ai décidé de sauter le pas. Et maintenant je ne le regrette pas.
Elle ne fera peut être pas l’unanimité, elle provoquera peut être une nouvelle vague de haine anti bit lit de certains mais pour être honnête, ça n’a pas d’importance. Ne pas lire cette série à cause de ce qui s’est passé pour Twilight aurait été une erreur.

Tout d’abord parce qu’il faut avoir le courage de ses opinions, même si d’autres ne sont pas d’accord. Mais surtout parce que Les Vampires de Chicago n’est pas du tout comparable à Twilight. Bien sur il est toujours question de vampires, mais après tout peux t on comparer les livres d’Anne Rice à la saga de Stephenie Meyer? Non, tout comme il est impossible de comparer cette saga à celle de Chloe Neill. Dans ce premier tome, Chloe Neill nous donne une autre version du monde vampirique. Fini les vampires qui brillent dans la lumière du soleil (et pour être honnête, ce n’est pas plus mal). Le monde dans cette série est beaucoup plus adulte, plus noir.

Au début du livre, on fait connaissance avec Mérit, jeune étudiante en littérature médiévale fraîchement transformée en vampire par Ethan Sullivan suite à une agression.
On entre tout de suite dans l’action, pas le temps de faire du tourisme, non ! C’est d’ailleurs un point qui m’a plu dans ce livre. Les personnages sont détaillés, le contexte exposé, le décor peint avec une certaine précision mais le tout au coeur de l’action. Chaque information vient en temps et en heure. Il n’y a pas de moment de pause dans ce premier tome.

Je pense que cette lecture arrive au bon moment pour moi, comme l’était peut être Twilight par le passé. Je ne me verrais peut être pas lire Twilight maintenant, le monde de cette saga me paraîtrait peut être trop léger, peu développé.
Le côté romance est moins présent que dans la saga de Stephenie Meyer. De plus même cette romance prend un côté plus adulte. Il y a moins de retenue, les sentiments sont plus francs, même s’ils ne sont pas forcément exprimés. Cela permet de ne pas retomber dans les travers d’une saga trop édulcorée.

Ce premier tome pose le décor, et après plus de 400 pages d’action, il est dur de ce décider à fermer le livre et accepter que l’histoire ne se continuera que quand l’on aura réussis à mettre la main sur le tome suivant. Pour ceux qui essaieraient de le trouver en bibliothèques, je vous conseille de le réserver ou de vous armer de patience, cette saga a un succès tout à fait mérité et en est malheureusement victime. Preuve en est que j’ai du le réserver moi même dans la bibliothèque près de chez moi après ne pas l’avoir trouvé dans les rayons pendant plus d’un mois.

Ma note: 5/5