Dr Jekyll and Mr Hyde – R. L. Stevenson

Voici le livre que j’ai du lire pour le mois de mars pour mon challenge binôme avec Norah.

Ce livre est un classique, comme Frankenstein et autres livres du même style. Je l’ai lu en version originale. Je préfère, il n’y a pas d’altération du texte, de mauvaise traduction ou d’interprétation du récit.

Tout le monde connait la base de l’histoire. C’est une histoire de dualité, un médecin aimé de ces amis qui se transforme en bête hideuse.

J’ai beaucoup apprécié ce livre. Connaissant l’histoire, je craignais que le récit y arrive trop vite et perde de son intérêt. Mais ce n’était pas le cas. Les personnages sont assez bien détaillés. Même si le contenu de l’histoire est limité, celle ci n’est jamais ennuyeuse. Certes, on est parfois frustré de ne pas arriver à la clef du mystère tout de suite, mais c’est aussi ça qui fait le charme de cette nouvelle. On suit les personnages, on les « regarde » chercher l’explication de ce mystère et on aimerait parfois leur crier la solution, mais c’est aussi ça qui permet à cette histoire de vivre. Les personnages se développent au fur et à mesure de l’histoire. Ceux qu’on pensaient simples et sans profondeurs nous apparaissent soudain sous une autre lumière.

Ce que j’ai aussi apprécié est que dans ce roman, même les domestiques ont leur places. Ils ne sont pas ignorés. Ils font partis du foyer et participent donc eux aussi à l’histoire.

Même si l’univers du roman est très sombre, il y a une certaine magie dans ce quartier, avec ces habitants si particulier … Peut être le charme de l’ancien temps, ou la manifestation de mon intérêt pour le royaume britannique… En peu de temps (cette histoire n’est après tout qu’une nouvelle) l’histoire sait se faire attendre, garder de son mystère se développer petit à petit. Vers la fin, la lecture des lettres de Lanyon et Jekyll permettent de révéler un côté plus profond limite psychologique de l’histoire. On y découvre la dualité, la bagarre de Jekyll avec sa deuxième personalité. La bataille pour garder le côté le plus positif de son être. On le voit conscient de la disparition de son humanité. Et même si on peut le rendre responsable de cette situation, on ne peut pas s’empêcher de penser qu’il n’avait peut être pas toutes les clés de son destin en main.

Le seul point noir qu’il pourrait y avoir est bien sur le langage. Dans cette collection de classiques en VO, le texte est pur. Certaines annotations nous permettent de comprendre certaines expressions liés à des points culturels mais le vocabulaire de base doit être apprivoisé.
Cela peut pourtant être un vrai plaisir pour ceux qui comme moi, apprécient de lire de la littérature anglaise.

 

Ma note: 4/5

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Publié le 26 mars 2013, dans Classiques, Livres en VO, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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